Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux,
Mesdames et Messieurs,
Chères Vésigondines, chers Vésigondins,
Je veux commencer par un mot simple : merci.
Merci pour la confiance que vous m'avez accordée. Merci pour l'élan que vous avez créé. Merci pour cette ville que vous aimez assez pour avoir voulu, ensemble, en changer le cours.
Je reçois ce mandat avec une émotion sincère et une détermination totale.
Je souhaite également adresser mes remerciements sincères à Bruno Coradetti, maire sortant, pour la courtoisie et le sérieux avec lesquels il a assuré cette passation de pouvoir. La transmission républicaine des responsabilités est un acte qui honore ceux qui le font avec dignité. Je lui en suis reconnaissant, et je lui souhaite bonne continuation.
Ce soir, quelque chose change.
Notre ville a traversé des années difficiles. Tensions, divisions, blessures parfois profondes. Les Vésigondins ont parlé. Ils ont dit, clairement : assez. Assez des conflits inutiles. Assez des querelles personnelles qui épuisent et qui divisent. Assez d'une politique qui use au lieu de construire.
Ils ont voulu autre chose. Ils ont voulu le calme, la dignité, l'efficacité.
Ce soir, ce cycle s'achève.
Ce soir, nous ouvrons une page nouvelle.
Je serai le maire de cet apaisement.
Je serai le maire du rassemblement.
Je serai le maire de tous les Vésigondins.
Mais que personne ne se méprenne sur le sens de ces mots.
L'apaisement n'est pas la faiblesse.
Le rassemblement n'est pas l'effacement.
La sérénité n'est pas l'absence d'exigence.
Dans cette salle, nous débattrons franchement, librement, avec passion parfois. C'est la démocratie. C'est la République. Je la respecte profondément, et je la défendrai.
Mais nous débattrons dans le respect. Le respect des personnes, le respect des fonctions, le respect de ceux qui servent.
Je ne tolérerai ni invectives, ni attaques personnelles, ni comportements indignes de cette assemblée.
C'est une règle élémentaire de notre vie démocratique.
Et je veux être tout aussi clair sur un autre point, qui me tient à cœur : je ne laisserai pas les élus de ce conseil être insultés, diffamés ou harcelés, en séance ou sur les réseaux sociaux. La protection de la dignité des élus n'est pas un privilège. C'est une condition sans laquelle la démocratie locale ne peut pas fonctionner. Toute dérive sera combattue avec fermeté, par tous les moyens que la loi met à notre disposition.
Je serai un maire à plein temps.
Le Vésinet n'est pas un tremplin. Ce n'est pas une étape. C'est ma ville. Celle que j'aime, celle qui m'a construit, celle à laquelle j'ai choisi de consacrer les six prochaines années de ma vie entièrement, avec exigence.
Exigeant envers moi-même, d'abord.
Exigeant envers mon équipe, une équipe nouvelle, compétente, diverse, profondément attachée à cette ville, et dont chaque membre a signé une charte éthique.
Exigeant, enfin, dans nos actes.
Car les Vésigondins ne nous ont pas élus pour faire de beaux discours. Ils nous ont élus pour agir.
Alors, nous allons agir.
Nous restaurerons la confiance en étant transparents, en rendant des comptes, en associant les habitants aux décisions qui les concernent.
Nous protégerons notre cadre de vie exceptionnel notre ville-parc, nos lacs, notre biodiversité, cette identité unique qui fait du Vésinet un lieu comme il n'en existe pas d'autre en France.
Nous moderniserons nos équipements : écoles, bâtiments publics, voirie, avec méthode, et sans dilapider l'argent des contribuables.
Nous renforcerons la sécurité, parce que la tranquillité publique est la première des libertés.
Nous redonnerons à la place du Marché son âme, son animation, sa vie.
Nous agirons vite. Nous agirons bien. Et nous rendrons des comptes.
Il y a dix ans, j'ai poussé pour la première fois les portes de cette mairie en tant qu'élu. Ce soir, j'en franchis le seuil comme maire. Je mesure la chance immense qui m'est donnée. Et je mesure, avec elle, la responsabilité immense qui m'incombe.
Le Vésinet mérite l'excellence. Il l'a toujours méritée. Il va la retrouver.
Nous avons du travail. Nous avons des défis. Mais nous avons surtout une opportunité rare : écrire ensemble un nouveau chapitre de notre histoire commune.
Un chapitre de calme retrouvé.
Un chapitre de respect partagé.
Un chapitre d'ambition collective pour notre ville.
Je vous le dis avec conviction, avec humilité, et avec une détermination que rien n'entamera :
Nous réussirons parce que nous le ferons ensemble.
Vive le Vésinet.
Vive la République.
Vive la France.
Merci qui ?
Merci La Gazette du Vésinet ;-)